Le phénomène du “build and burn” dans les expositions représente un défi environnemental important qui ne peut plus être ignoré. Amazon, Dolby et Panasonic ont décidé de combiner leurs expertises et leurs technologies pour combattre ce fléau.
Grâce à l’intelligence artificielle, une nouvelle solution voit le jour pour évaluer et réduire l’impact écologique des stands. Cette collaboration répond à une demande croissante de durabilité dans l’organisation événementielle professionnelle. L’application développée promet une approche inédite pour mesurer rapidement l’empreinte carbone des expositions. Les équipes espèrent que cette initiative inspirera un changement significatif dans le secteur. Il s’agit d’une étape décisive vers des événements plus responsables et innovants.
Comment l’intelligence artificielle transforme la gestion écologique des expositions ?
L’intelligence artificielle révolutionne la manière dont les entreprises appréhendent leur impact environnemental lors des salons et expositions. Le projet Trade Show Impact Manager (TIM), lancé par Amazon, Dolby et Panasonic, utilise une technologie avancée qui permet d’évaluer en quelques secondes la quantité de carbone générée par un stand. En photographiant un espace d’exposition avec leur smartphone équipé de cette application, les utilisateurs reçoivent instantanément une estimation précise du bilan carbone. Ce procédé simple et rapide permet de sensibiliser efficacement les organisateurs comme les exposants.
Les données utilisées par TIM proviennent de milliers de modèles d’expositions analysés en amont, ce qui rend l’outil fiable et pertinent. La capacité de l’IA à analyser différents paramètres, tels que les matériaux utilisés, la taille du stand, ou encore les ressources consommées, facilite une compréhension approfondie des sources d’émissions. Cette granularité permet d’identifier rapidement les actions à mener pour minimiser le gaspillage et les déchets générés. Ainsi, le recours à l’intelligence artificielle ne se limite pas à un simple calcul mais ouvre un champ d’optimisation.
Cette technologie incarne une nouvelle ère pour la lutte contre le build and burn, un problème particulièrement lourd dans le secteur des salons professionnels. La fabrication temporaire et jetable des stands entraîne un volume conséquent de déchets, rarement réutilisés ou recyclés. Le numérique apporte ici un outil précieux pour inscrire les événements dans une démarche écoresponsable, en fournissant une réponse concrète à un défi jusque-là négligé. La synthèse rapide des données facilite également une communication claire et transparente auprès des participants.
L’impact environnemental du build and burn dans les salons
Le terme build and burn désigne la pratique de construire des stands éphémères puis de les détruire après chaque salon. Cette méthode, bien que pratique pour la flexibilité et la nouveauté des présentations, génère une quantité impressionnante de déchets. En 2026, les salons traditionnels continuent d’utiliser majoritairement ce système, contribuant de façon directe à l’augmentation de la pollution. Des études récentes montrent que les expositions produisent une empreinte carbone 40 fois supérieure à celle des festivals de musique célèbres, un chiffre qui interpelle.
Ce constat s’explique par les nombreuses phases de l’organisation qui produisent des émissions : déplacements des participants, consommation d’eau et de ressources, mais également la production et l’élimination des stands. La plupart des structures sont conçues pour un usage unique, avec des matériaux peu pensés pour leur recyclage. Ce gaspillage est parfois exacerbé par des événements très médiatisés, comme l’Expo d’Osaka, où les constructions monuments en bois ont fini en broyés, alimentant le débat autour de la durabilité.
Le build and burn alourdit le bilan écologique des salons tout en maintenant une image obsolète d’événements peu respectueux de l’environnement. Pourtant, il existe une prise de conscience progressive. Les entreprises commencent à adopter des démarches pour réduire leur empreinte, mais sans outils efficaces, cette transformation reste timide. Le développement d’outils comme TIM vient répondre à ce besoin crucial de mesurer et surtout de maîtriser ces impacts dans un secteur encore fragmenté et souvent réticent au changement.
Collaboration entre Amazon, Dolby et Panasonic : un exemple d’innovation responsable
Cette alliance entre Amazon, Dolby et Panasonic illustre une dynamique forte d’innovation technologique appliquée à la durabilité. Chaque acteur apporte une compétence spécifique à cette démarche commune. Amazon met à profit son expertise en ingénierie logicielle et ses capacités cloud pour développer la plateforme de calcul et d’analyse. Dolby apporte son savoir-faire en traitement avancé du son et de l’image pour affiner la collecte de données visuelles. Panasonic offre quant à lui une maîtrise en production d’équipements électroniques adaptés à cette nouvelle application.
Ce partenariat fonctionne comme un écosystème où chaque entreprise joue un rôle complémentaire. L’intégration de leurs solutions permet d’aboutir à une application intuitive qui transforme les smartphones en outils d’audit environnemental. Cette mutualisation des connaissances accélère le déploiement et la reconnaissance de TIM dans les grands événements internationaux, stimulant ainsi une lutte efficace contre le build and burn. Ces géants montrent qu’il est possible de concilier les intérêts économiques avec une responsabilité écologique.
Au-delà de la technologie, cette collaboration sert aussi à promouvoir un changement culturel dans l’organisation des salons. L’outil facilite la participation active des exposants à la réduction des déchets. Il accompagne la prise de décision en facilitant la comparaison des options moins consommatrices de ressources. La synergie entre ces groupes majeurs traduit une tendance émergente où innovation et préservation environnementale avancent de pair.